L'Accordéon.
L'accordéon est un instrument de musique et plus particulièrement un instrument à vent, de la famille des instruments à anche libre. Il est composé d'un soufflet permettant le déplacement de l'air dans une turbine à anche dite "libre" et de touches ouvrant des clapets, ce qui à pour effet de laisser passer l'air, donc de faire vibrer une anche aussi "libre" mais métallique qui produit le son lui-même. L'accordéon est utilisé aussi bien dans la musique folklorique que dans la musique populaire, le jazz, et même la musique contemporaine.
Le musicien écarte et rapproche les deux parties principales, en appuyant sur les touches de l'instrument. L'air du soufflet passe ainsi dans le mécanisme, et actionne des anches (deux par note). Ces anches sont accordées par limage. Comme le montre l'illustration, l'anche au repos possède une courbure, native, qui la porte "au vent" et qui a pour but de faciliter l'attaque : pour cette raison un clapet de peau interdit le passage de l'air en sens inverse. Dans l'accordéon et les instruments apparentés les lames sont donc montées en "push-pull", une de chaque coté de la plaque, et associées, chacune, à un clapet (soupape) en peau ou plastique. Ce montage "push-pull" permet de jouer une même note le soufflet étant, indifféremment, tiré ou poussé. La vibration est due à un phénomène dit de relaxation : elle n'est donc pas sinusoïdale et comporte de nombreux harmoniques responsables d'une famille typique de timbres. Les harmoniques sont utilisés pour faciliter l'accord des basses fréquences (< 100 Hz environ) : combinés avec leurs homologues d'une fréquence de référence, ils donnent en effet des battements dont la fréquence est multipliée en fonction de leur rang. La fréquence de vibration est pratiquement indépendante de la puissance du souffle d'air, l'anche vibrante jouant d'ailleurs, à pleine puissance, le rôle de limiteur de débit. Cependant, lorsque des anches de fréquence extrémement proche (différence inférieure à 1 Hz, tout au plus) sont alimentées en air par un système commun, il arrive que l'anche la moins stable en fréquence s'accorde à la fréquence de l'autre par effet de "couplage" ou "pilotage", masquant leur "désaccord", voire interdisant un vibrato différentiel intentionnel de fréquence inférieure à 1 Hz. Dans l'accordéon, les lames donnant les sons les plus graves (< 50 Hz environ) ont une longueur de près de 10 centimètres et sont chargées, près de leur extrémité vibrante, par une masse de plomb ou de laiton. Les lames produisant les sons les plus aigus (> 5 Khz environ) ont une longueur inférieure à 10 millimètres environ. En raison de la très courte longueur d'onde des sons les plus aigus produits (de l'ordre de quelques cm) on constate souvent des phénomènes d'ondes stationnaires dues aux "obstacles" à leur propagation ("cases" exigûes du sommier qui supporte les plaques, soupapes...) qui peuvent affaiblir, voire neutraliser totalement, le son produit ! Des solutions empiriques de facture permettent d'éliminer ce phénomène. L'accord se fait en jouant sur les paramètres raideur et masse : on augmente la fréquence en diminuant la masse par enlèvement de matière (limage d'épaisseur) à l'extrémité libre (ou de sa charge rapportée). On diminue la fréquence en diminuant l'épaisseur (raideur) de la lame (enlèvement par grattage : grattoir) prés de sa partie fixe, flexible (le "ressort").
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La Batterie.
La batterie a vu le jour au début du XXe siècle. Les principaux éléments qui la composent (grosse caisse, caisse claire, cymbales,...) existaient déjà au sein des orchestres classiques et des fanfares militaires. L'apparition de la batterie est directement liée à la naissance du jazz, ainsi qu'aux différentes évolutions technologiques du début du XXe siècle. Avec l'évolution du style de la Nouvelle Orléans, la batterie connaît son véritable développement, surtout grâce à des batteurs comme Zutty Singleton. Depuis la batterie, qui n'était à l'époque que l'assemblage d'une grosse caisse, d'une caisse claire et d'une cymbale, s'est beaucoup complexifiée.
Pour jouer de la batterie, on utilise généralement des baguettes de bois ou en métal, qui peuvent recouvrir différentes formes (généralement type viper ou « rondes » ), qui sont caractérisées par leur diamètre, la forme/taille/matière de l'olive (bout de la baguette) et la longueur du col (partie entre le manche et l'olive). On peut aussi utiliser des balais, qui se présentent sous la forme d'un manche d'où sortent de longs brins, le plus souvent métalliques, qui permettent d'obtenir un son plus doux : on les utilise pour le jazz ou le blues. Ils s'utilisent pour frapper les peaux comme avec des baguettes, mais on peut aussi les écraser et « balayer » la caisse claire, ce qui donne un son de frottement. André Ceccarelli en est l'éminent représentant. Existent aussi les rods (en français « fagots »), fins rondins de bois liés qui s'utilisent comme des baguettes et qui permettent de contrôler la frappe plus facilement puisque le poids est moindre. Le son produit est ainsi intermédiaire entre celui des baguettes et des balais. Cependant, la durée de vie d'une paire de rods est assez courte. La prise en main des baguettes peut se faire de deux manières :
* la prise tambour (traditional grip), souvent prisée par les batteurs de jazz, la main droite se trouve au dessus de la baguette qui évolue perpendiculairement au buste du batteur tandis que la main gauche en dessous de la baguette est parallèle au buste ;
* la prise timbale (matched grip), généralement adoptée par les batteurs de rock sauf cas particuliers tels que Stewart Copeland, les deux baguettes sont tenues par dessus.
Les styles de frappe sont quant à eux très variés. On peut citer pour les plus employés, outre les variations autour de la frappe classique où l'olive de la baguette vient frapper les peaux plus ou moins près du centre des fûts, le cross-stick et le rimshot, souvent confondus, le premier n'étant généralement employé que sur la caisse claire, ou encore la technique Moeller, initiée par Sanford Moeller dans les années 1920, issue du tambour militaire. Celle-ci permet de marier vitesse d'exécution et contrôle des coups accentués. Elle est basée sur le rebond de la baguette, accompagné d'un mouvement combiné de l'avant-bras et du poignet.
De plus, le jeu caisse claire/charleston est également sujet à variantes :
* en croisé (cross sticking) : le bras le plus fort joue le charleston tandis que l'autre joue la caisse claire. Les bras sont donc, vus du dessus, croisés, cette forme est utilisée pour les droitiers car ils sont plus habiles pour frapper le rythme avec la main droite mais on l'utilise aussi pour les gauchers - la batterie est alors disposée avec la caisse claire et le charleston à droite et le placement des toms est lui aussi inversé ;
* ouvert : la position inverse, qui semble la plus logique pour les débutants, bien que l'apprentissage en école se fasse presque exclusivement avec la précédente.
Il existe également différentes techniques de jeu au pied pour la grosse caisse et le charleston :
* Le « talon en l'air » ou « pied en pointe », utilisée principalement pour le rock et les musiques contemporaines. Cette technique permet de frapper la grosse caisse d'une manière plus puissante. Elle permet aussi une plus grande rapidité d'exécution.
* Le « talon à terre » ou « pied à plat », généralement pour le jazz ou des musiques à rythme lent. Cette technique permet plus de nuances. L'inconvénient, si le batteur opte pour la position « talon en l'air » pour le charleston, est que la position est instable : le batteur a tendance à pencher d'un côté.
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La Basse.
La guitare basse (simplement appelée basse) est un instrument de musique à cordes amplifié conçu selon le même principe que la guitare électrique. Depuis les années 1960, la guitare basse a remplacé la contrebasse dans la majorité des musiques populaires comme le rock et la pop. Depuis les années 1970, la guitare basse est utilisée régulièrement comme instrument soliste dans un type de jazz appelé le jazz-fusion.
Une basse possède généralement 4 cordes, mais peut aussi en avoir 5 ou plus (on parle alors d'ERB, Extended-Range Basses). L'instrument est constitué d'un manche, généralement d'un diapason de 34 pouces (86 centimètres) mais parfois plus long ou plus court. Certaines basses avec un plus petit diapason sont appelées short scales. Ce manche supporte des frettes (qui délimitent les notes, comme sur la guitare)et d'un corps en bois plein (solid body) comprenant un ou plusieurs micros, potentiomètres et un chevalet, comme sur la guitare électrique. La méthode de fixation du manche (vissé, collé ou traversant le corps) et le type de bois utilisé pour la lutherie influent sur la sonorité. Les basses n'ayant pas de frettes, à l'image des contrebasses, sont appelées fretless.
Techniques de jeu.
* Les doigts : cette technique s'apparente aux arpèges (picking) de la guitare, mais avec une position plus verticale de la main droite, le pouce reposant souvent sur le micro. Elle donne un son velouté et précis dans la puissance des notes. Jaco Pastorius, véritable surdoué, donne un très bon exemple des possibilités qu'offre l'instrument utilisé de cette manière. On joue le plus souvent en alternance de plusieurs doigts (2 ou 3, le plus souvent).
* Le médiateur, aussi appelé médiator, plectre, flat pick: généralement en plastique (peut être aussi en bois, en feutre épais, en os, en pierre ou en métal), ce petit triangle sert à frotter les cordes pour davantage d'attaque (musique) dans le toucher et dans le son. Cette technique est souvent utilisée pour le rock, et très souvent dans le metal, style demandant une extrême rapidité. Cependant, le médiator est peu utilisé à la basse car il enlève le son "rond" caractéristique de cet instrument.
* Le slap : technique inventée par Larry Graham puis démocratisée par Stanley Clarke et Louis Johnson. Cette technique regroupe deux "sous-techniques" : le slap (« tapé » en français, noté S sur une tablature, ou encore T, de l'anglais « thumb » qui signifie « pouce » en français) et le pop (« tiré », noté P sur une tablature). Le slap consiste à frapper d'un coup sec et rapide les cordes graves de la basse (Mi et La en général, mais parfois utilisé sur la corde de Ré) avec la deuxième phalange du pouce. Le pop, utilisé pour cordes aiguës (Ré et Sol), consiste à tirer puis relâcher rapidement la corde afin de la faire claquer contre le manche.
Le slap est très utilisé dans la musique funk et dans le jazz-rock, parce qu'il donne une assise rythmique percussive et beaucoup de puissance. Victor Wooten, Alain Caron, et Marcus Miller font partie des virtuoses de cette technique. Il existe de nombreuses techniques dérivées de celle-ci, comme le pouce aller-retour ou le flamenco slap. Le slap est utilisé par des bassistes dans des styles divers comme Flea (des Red Hot Chili Peppers), Jean-Jacques Burnel (du groupe The Stranglers), et Les Claypool (du groupe Primus)
* Le tapping : consiste à taper la corde avec le bout des doigts de la main droite (ou de la main gauche dans le cas d'un gaucher) dans une case pour émettre un son. Cette technique, très répandue pour la guitare électrique, permet un jeu « pianistique » d'une ou deux mains. Parmi les bassistes qui utilisent cette technique on peut citer Stuart Hamm, John Entwistle, Billy Sheehan, John Myung, Victor Wooten, et Michael Manring. Il existe principalement deux techniques de tapping : l'une, lente et plutot atmospherique, favorise le jeu en accord et l'utilisation de la totalité des 8 doigts, et sa difficulté réside dans l'écart des doigts et dans la régularité. Le deuxième, surtout utilisée en metal, demande une grande dextérité, et adjoint au tapping de la main droite la technique des Trill à la main gauche (ou encore Pull-Off ou Hammer-On), s'inspirant du guitariste Van Halen. Cette technique se limite souvent à une corde (de préférence la plus aiguë).
* Le step : Cette technique utilise la basse plus comme un instrument percussif. Le jeu est constitué de figures rythmiques effectués par claqués alternatif des deux mains sur les cordes. Le slap est une forme de step.
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Djembé.
Le djembé est un instrument de musique composé d'une pièce de bois en forme de calice recouvert d'une peau de chèvre ou d'antilope et d'un système de tension (corde, anneaux métalliques).Il nous vient de l'Empire Mandingue (Afrique de l'Ouest), mis en place par Sundjata Keïta au XIIIe siècle, qui s'étendait de la Guinée à l'est du Mali, et au nord de la Côte d'Ivoire en passant par le Burkina Faso. Il est joué, à l'origine, à pleines mains pour accompagner des faits sociaux très précis tels que les mariages, baptêmes, circoncisions, récoltes, etc. Ceci avec des rythmes particuliers et propres à chaque occasion et chaque groupe ethnique. Le djembé fait partie d'un ensemble polyrythmique, et ne s'entend que très rarement seul, voire jamais. Les membres de cet instrumentarium sont le Doundounba, le Sangban, le Kenkeni, plusieurs djembés d'accompagnements et un djembé soliste (en général). De plus, il est indissociable de la danse dont les phrases du soliste marquent les temps. C'est dans les années 1950 que le djembé sorti d'Afrique grâce à Fodéba Keita et les ballets africains puis grâce à la Guinée et son président Sekou Touré, qui érigea le ballet national de la république de Guinée comme vitrine de son régime. Mais c'est véritablement dans les années 1980 que le djembé conquit le monde, grâce à de grands djembefola issus des ballets nationaux (Mamady Keïta, Amadou Kienou, Famoudou Konaté, François Dembélé, etc.) qui jouent régulièrement, et ont fondé des centres d'apprentissage, en Europe, aux États-Unis et au Japon. La grande popularité actuelle du djembé en occident et sa fabrication à grande échelle en vue de l'exportation ont de graves effets sur les populations de Cordyla pinata (essence connue localement sous les noms de dimb ou dougoura), l'un des arbres à partir duquel le djembé est sculpté. En effet, au rythme actuel d'exploitation, le Cordyla pinata disparaîtra d'ici une génération, et ce malgré la politique de protection du gouvernement sénégalais, politique toutefois peu ou mal appliquée et facilement contournée par les bûcherons. D'autres essences de bois sont régulièrement utilisés dans la fabrication de djembés, telles que l'iroko, le linké (bois rouge), le goni et le khali (bois de vène), etc.
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La flûte.
La flûte est un instrument de musique à vent dont le son est créé par la vibration d'un souffle l’air se fendant sur un biseau droit, en encoche ou en anneau. Ce souffle peut être dirigé par un conduit ou par les lèvres de l'instrumentiste ou provenir d'une soufflerie mécanique (voir "Flûte : jeu d'orgue") . Le plus souvent de forme tubulaire mais parfois globulaire, en graminée, en bois, en os ou en corne, mais aussi en pierre, en terre cuite, en plastique, en métal (or, argent… ), en ivoire et même en cristal, la flûte peut être formée d'un ou de plusieurs tuyaux, avec ou sans trous, ou même une coulisse ! D'origine très lointaine, dès la préhistoire, elle se retrouve partout dans le monde sous toutes sortes de formes. Certaines, à l'époque baroque, se virent ajoutées un système de clés permettant d'obstruer les trous. Cette invention, dont il est impossible de tracer l'origine, fut notamment développée par Theobald Boehm au XIXe siècle.
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La guitare.
La guitare est un instrument à cordes pincées joué avec les doigts ou avec un plectre (ou médiator). La vibration des cordes est amplifiée par la résonance du corps, le manche servant à modifier la hauteur des notes. Il existe différents types de guitares, (acoustique, électrique, électro-acoustique...), tous issus de la guitare classique, et qui partagent des caractéristiques et des techniques de jeu communes tout en apportant une richesse sonore propre à cette famille d'instruments. La guitare est un instrument dont la popularité, déjà établie aux siècles derniers, s'est accentuée avec la diffusion internationale des rythmes anglo-saxons au XXe siècle (Jazz, Blues, Pop, Rock).
Qualité d'une guitare.
La guitare est un instrument fragile car constitué d'éléments dissemblables dans leur composition (bois, métal, nylon) auxquels on inflige des efforts physiques importants. Il suffit de songer à la tension qui s'exerce sur les cordes quand elles vibrent, ou à ce que représente la traction des cordes pour le manche (en accordage standard, la tension de chaque corde représente un poids d'environ six kilogrammes), ou encore les variations de température pour le bois de la caisse, sans compter les risques permanents de choc puisque l'instrument est par essence « nomade ». La guitare idéale est donc une combinaison équilibrée de tous ses composants dans le but d'atteindre une excellence acoustique qu'on espère voir s'améliorer avec le temps. C'est un travail de professionnel qui nécessite des connaissances dans le domaine acoustique et de la physique. Même les guitares produites « à la chaîne » par les grandes marques nécessitent ces connaissances.
Voici donc quelques critères à connaître pour apprécier longtemps une guitare.
* la qualité du son : pureté, résonance, tenue de la note jusqu'à la fin de la vibration des cordes ( apelée le 'sustain'), absence de son parasite. Cette qualité est donnée par la caisse de résonance (choix du bois et de la méthode d'assemblage), par les cordes, enfin par les micros dans le cas des guitares électrifiées. Pour ces dernières, il est recommandé de commencer par les essayer débranchées afin d'estimer indépendamment la qualité de la lutherie et de l'électronique ;
* la symétrie du manche. Le manche peut subir deux déformations principales : il vrille (il tourne légèrement sur son axe) ou il s'incurve (il devient courbe). Dans le premier cas, les cordes touchent le manche en faisant des bruits parasites ; dans le deuxième, la courbure éloigne les cordes du manche, il faut donc appuyer plus fort sur les cordes pour les bloquer. Aussi étonnant que cela puisse paraître, des guitares neuves peuvent présenter ces défauts (problème d'entreposage ou faiblesse structurelle du manche) ;
* l'adéquation du manche à la morphologie du musicien : sa longueur, sa largeur, son épaisseur font qu'un manche pourra être agréable à certaines morphologies, selon la longueur des bras ou la souplesse des doigts, et un calvaire pour d'autres ;
* de même, le volume de la caisse ou le poids de la guitare sont des contraintes qui peuvent devenir gênantes ou douloureuses à l'usage.
La sonorité de certaines guitares évolue de manière notable dans le temps. Les plus sensibles à ces évolution sont les guitares acoustiques, composés de bois fins et massifs qui, dans le cas de l'épicéa par exemple, peuvent se développer pendant leurs premières années d'utilisation. Dans ce cas le son aura tendance à devenir plus flatteur et plus puissant. Ce n'est pas le cas des guitares économiques faites de bois contreplaqués. Les guitares acoustiques sont aussi sensibles aux changements d'hygrométrie et de température.
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Le piano.
Le piano est un instrument de musique polyphonique à clavier et à cordes frappées, il est donc classé parmi les percussions et les cordes. Le son est produit par les cordes, tendues sur un cadre rigide, au-dessus de la table d'harmonie. Elles sont frappées par des marteaux, couverts de feutre, actionnés par l'enfoncement des touches du clavier. La vibration des cordes est stoppée par un étouffoir lorsque la touche du clavier est relâchée. Un dispositif mécanique, appelé « échappement », permet à la corde de vibrer librement, puis au cours de son évolution, une répétition plus rapide de la note.
Son nom provient d'une abréviation de piano-forte, locution italienne pour doux-fort, (piano en italien) ou fort (forte) qui se rapporte au fait que le volume du son du piano change en fonction de la force avec laquelle les touches sont frappées.
Le clavier du piano est composé de 88 touches (sauf exception). Les 52 touches blanches correspondent aux notes non altérées, et les 36 touches noires aux notes altérées (dièse ou bémol). Les touches du piano sont généralement faites en épicéa ou en tilleul, bois choisis pour leur légèreté. L'épicéa est généralement utilisé pour les pianos de bonne qualité. Historiquement, les touches noires étaient recouvertes d'ébène et les touches blanches d'ivoire. Bien évidemment, les éléphants étant désormais protégés, les matières synthétiques l'ont remplacé. Néanmoins, de l'ivoire peut toujours être obtenu, mais en quantité limitée. Des facteurs de piano ont d'ailleurs proposé des matières plastiques imitant la sensation et/ou l'aspect de l'ivoire aux doigts du pianiste. L'os est parfois employé, ou de l'ivoire fossile. Certains claviers atteignent 8 octaves. Les touches supplémentaires peuvent être généralement cachées sous un petit couvercle afin de ne pas troubler les pianistes habitués à la disposition à 88 touches. Une autre solution proposée pour éviter d'être désorienté est de colorer ces touches supplémentaires de manière inversée. Ces notes sont ajoutées principalement afin d'augmenter la résonance. Seul un très petit nombre de morceaux utilisent ces notes. D'autres pianos, dits d'étude, peuvent ne disposer que de 5 ou 6 octaves. La très grande majorité des partitions écrites pour le piano supposent l'utilisation d'un piano à 88 touches. Une octave sur un clavier correspond à la distance entre deux notes successives du même nom, entre do et do par exemple. L'octave est plus précisément une différence de 6 tons entre deux notes. Sur le clavier, on obtient l'octave en prenant la 13e touche (blanches et noires comprises) à partir de la touche de départ. L'un des mécanismes primordiaux du piano est le mécanisme d'échappement : si la touche et le marteau étaient directement liés, lors de la propulsion du marteau vers la corde, ce dernier resterait bloqué sur la corde, entraînant un étouffement du son produit. Afin d'éviter cet assourdissement, le marteau est propulsé par l'intermédiaire d'une pièce en forme d'équerre, le bâton d'échappement, qui bascule en arrière lorsque sa partie horizontale atteint une butée (réglable). Ainsi le marteau est libre de repartir en arrière dès qu'il a percuté la corde, qui peut alors vibrer sans être étouffée par le marteau.Pour éviter que le marteau ne reparte sans contrôle dans la mécanique, il se bloque dans l'attrape, pièce solidaire soit pour les pianos droits du chevalet (pièce de base du mécanisme, à ne pas confondre avec le chevalet de table d'harmonie, qui porte les cordes) ; soit pour les pianos à queue,de la touche. Simultanément, l'enfoncement de la touche actionne l'étouffoir, permettant à la corde de vibrer librement jusqu'au relâchement de la touche. Le système qui vient d'être décrit (présent sur tous les pianos depuis l'origine) a un défaut : tant que la touche n'est pas revenue entièrement à sa position initiale, on ne peut jouer à nouveau la note, ce qui pose problème pour le jeu rapide. Afin de régler ce problème, Sébastien Érard inventa le système appelé — à tort — double échappement. Dans ce mécanisme, on a ajouté un levier supplémentaire et un ressort placé de manière à repousser le mécanisme vers le bas et le marteau vers le haut. Dans ce cas, lorsque le marteau échappe à l'attrape par relâchement de la touche, il est aussitôt replacé au-dessus du bâton d'échappement, permettant de rejouer sans même avoir relâché la touche entièrement (si le ressort est trop tendu, il arrive même que le marteau refrappe tout seul la corde : c'est le phénomène de grelottage). Ce mécanisme est présent sur tous les pianos à queue modernes, mais très exceptionnellement sur les pianos droits. Bien évidemment, il n'existe qu'un seul mécanisme d'échappement dans ces pianos, mais le fait de pouvoir rejouer rapidement la note donne l'impression qu'un autre mécanisme prend la suite. Il vaudrait mieux parler de mécanisme de répétition.
Le pédalier d'un piano est généralement composé de 2 ou 3 pédales, éventuellement quatre.
* À droite, la pédale forte sert à prolonger le son en empêchant les étouffoirs de s'appuyer sur les cordes une fois les touches relâchées.
* À gauche, la pédale douce (ou una corda) déplace le clavier d'un piano à queue et les marteaux de manière à ce qu'il n'y ait plus que deux des trois cordes d'une note qui soient frappées (ou, sur certains dispositifs, que les trois cordes soient frappées avec la partie moins tassée des marteaux). Sur un piano droit, cette pédale rapproche les marteaux des cordes, ce qui diminue la vitesse de frappe et allège le toucher. Dans les deux cas, le son est moins fort, dans le cas du piano à queue, le timbre aussi change du fait du mode vibratoire du son (conservation de l'énergie) différent avec 2 cordes au lieu de trois. Sur les pianos Stuart and Sons, les deux différents mécanismes de la pédale douce sont présents, il y a donc quatre pédales en tout, dont deux pédales douces.
* Sur certains pianos, la pédale du milieu est une pédale de soutien (ou de sostenuto, ou tonale) qui permet de tenir les notes déjà appuyées au moment où cette pédale est enfoncée (et non toutes les notes qui sont jouées tant que cette pédale est enfoncée, comme c'est le cas de la pédale forte), ce qui la rend pratique pour tenir des accords. Cette pédale est plus souvent présente sur les pianos de concert que sur les pianos d'étude.
* Sur certains pianos droits, la pédale du milieu est une sourdine, appelée parfois sourdine d'appartement servant à réduire le volume sonore grâce à un feutre s'intercalant entre les marteaux et les cordes. Cette sourdine ne joue aucun rôle dans l'interprétation mais uniquement afin d'assourdir le son pour de ne pas déranger l'entourage. En absence de pédale destinée à cet usage, cette sourdine est activée par une poignée sur laquelle on tire, à droite, sous le clavier.
* Sur d'autres pianos droits, principalement américains, la pédale du milieu est une pédale forte qui ne fonctionne que pour les notes graves, le plus souvent a partir du Mi2 jusqu'au premier La. Sur les pianos Borgato, il y a deux pédales forte de plus qu'un piano à queue standard : une pour les graves et une pour les aigus.
* Sur les pianos équipés de capteurs MIDI et d'un synthétiseur additionnel, la sourdine a été supprimée, et la pédale du milieu actionne alors une barre rotative garnie de caoutchouc,qui arrête la course des marteaux avant qu'ils ne touchent les cordes, permettant de jouer sur la seule partie électronique de l'instrument, le toucher reste plus proche d'un piano que certains claviers électroniques, mais le fait de devoir arrêter les marteaux plus loin des cordes entraîne un léger dérèglement du fonctionnement optimal, ce qui dégrade légèrement l'acoustique normale ou demande des corrections de l'intonation des marteaux (renforcer le timbre pour le préserver malgré la propulsion moins grande du marteau). Ces systèmes s'installent en général assez facilement sur tout piano droit et même sur des pianos à queue.
* Lorsqu'elle existe, la quatrième pédale, dite pédale harmonique, a un double effet : lorsqu'elle est enfoncée à moitié -en rémanence- ,les étouffoirs se soulèvent, et seuls les étouffoirs des notes jouées retombent au relâchement des touches; c'est l'inverse de la pédale tonale. Lorsqu'elle est enfoncée complètement -en résonance-, elle se comporte comme une pédale forte ordinaire. Cette configuration permet, d'insérer au milieu d'une séquence de resonance générale une gamme articulée par les étouffoirs. Ainsi la résonance générale demeure jusqu'au relâchement complet de la pédale, avec un ou plusieurs traits de notes articulées joués au cours de cette séquence.
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Le Saxophone.
Le saxophone est un instrument de musique à vent (ou aérophone) appartenant à la catégorie des bois. Il a été breveté en 1846 par Adolphe Sax, en Belgique. Le lieu où il fut inventé fut détruit pendant la Première Guerre mondiale : aujourd'hui, un supermarché s'y tient, avec, dans une vitrine, une plaque commémorative. Il ne doit pas être confondu avec le saxhorn, de la famille des cuivres, mis au point, lui aussi, par Adolphe Sax.
L'instrument est composé de trois parties soudées ou collées réalisées en laiton : le corps conique, la culasse et le pavillon. Les clefs (au nombre de 19 à 22 selon les membres de la famille) commandent l'ouverture et la fermeture des trous latéraux percés sur le corps. L'extrémité haute du corps est prolongée horizontalement par le bocal (démontable) qui porte le bec (en ébonite ou en métal), équipé d'une anche simple attachée avec une ligature.
Le son du saxophone est produit à l'aide d'un bec et d'une anche (en général en roseau, mais aussi de plus en plus souvent en matière synthétique). C'est la vibration de l'anche sur la facette du bec qui permettra l'émission du son par mise en vibration de la colonne d'air contenue dans le corps de l'instrument.
Bien que métallique, le saxophone appartient à la famille des bois de par son fonctionnement acoustique pour la production des notes. Il est cependant parfois, par abus de langage, considéré comme faisant partie de l'ensemble des cuivres (où la vibration est produite par les lèvres dans une embouchure), notamment en jazz.De plus, comme il tend à se rapprocher de la sonorité des cordes (ceci est stipulé dans le brevet d'invention du saxophone), on peut anecdotiquement en faire un "chaînon manquant" unissant cordes, bois, cuivres et percussions (grâce aux sons slappés). Le saxophone s'accorde avec les autres instruments en faisant légèrement varier l'enfoncement du bec (modulable grâce au liège entourant l'extrémité du bocal). Il présente parfois des ressemblances avec la clarinette (notamment le soprano), dont il diffère cependant par sa perce conique au lieu d'être cylindrique. C'est d'ailleurs cette dernière particularité qui lui permet d'être un instrument octaviant (alors que la clarinette quintoie) : le but même de Sax lorsqu'il imagina son nouvel instrument.
Bien que le seul instrument véritablement créé par/pour le Jazz soit la batterie, le saxophone est pour le grand public, l’instrument emblématique de cette musique. Cantonné à ses débuts à un répertoire « pompier » ou militaire « Il suffit d'ajouter "militaire" à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi [...], la musique militaire n'est pas la musique” disait Clémenceau, le saxophone aurait pu voir sa carrière instrumentale rapidement stoppée.Pour gagner ses lettres de noblesse et l'aura populaire qu'on lui connait, l’instrument a du traverser l’atlantique pour être adopté par cette nouvelle musique qui se formait alors dans la communauté Afro-américaine : le jazz. D’abord utilisé de manière rudimentaire en section, le role du saxophone change rapidement de dimension. La première figure marquante qui impulse ce changement au saxophone est Coleman Hawkins membre du Fletcher Henderson band dès 1923. Il invente une nouvelle manière d’utiliser le saxophone, en fait un instrument soliste incontournable et développe un « son » qui reste la carte de vistite du saxophone auprès du grand public. Le romancier Alain Gerber dans "Charlie" fait dire à un des protagonistes que "l’inventeur" du saxophone est plus surement Hawkins qu’un obscur belge... Le saillie romanesque est hardie mais n’en retranscrit pas moins convenablement le destin de cet instrument, indissociable de l’histoire du jazz. Cette association est d’autant plus forte que certains saxophonistes ont marqué l’histoire de cette musique. Dépassant le cadre de simple instrumentiste, ils ont rendu cette musique dans un état différent de celui dans lequel ils l’avaient prise : Coleman Hawkins,Lester Young, Charlie Parker, Stan Getz, John Coltrane, Ornette Coleman etc.C’est parce que le Jazz a été à cette époque une musique populaire que le saxophone l’est devenu aussi. Le saxophone par sa puissance douce, son expressivité s’est facilement adapté au Rhythm and Blues, au Rock et à toutes sortes d’autres musiques populaires (Bossa Nova, Reggae). Il est devenu un instrument familier du Grand Public aussi bien d’un point de vue sonore que visuel. A tel point que dans les rares morceaux « classiques » populaires contenant une intervention de saxophone comme le Boléro de Ravel, le public peine à identifier le saxophone comme tel.
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La trompette.
La trompette naturelle (clairon) est constituée par l'embouchure, le tube (ou perce), le pavillon. Le tube est cylindrique, ce qui lui donne un son brillant, par comparaison au son plus doux de la famille des saxhorns.Dans la trompette à pistons, un mécanisme est ajouté qui permet d'accroître la longueur du tube, ce qui permet de jouer des notes plus graves et de combler ainsi les notes faisant défaut dans la série harmonique.Le doigté est celui des instruments à piston.Le registre courant s'étend sur deux octaves et demie, du Fa# grave au Do au-dessus de la portée (Contre-Ut) (mais en jazz, il n'est pas rare de monter jusqu'au bi-contre-ut voire plus haut). Les trompettes sont en général des instruments transpositeurs, qui jouent des sons réels différents des notes écrites. Ainsi par exemple une trompette en Sib joue un son réel qui est un ton plus bas que la note écrite.La trompette actuelle la plus courante est un instrument soprano, en Sib. Il existe aussi des trompettes en Ut (encore très utilisées par les musiciens "classiques" français et pour l'enseignement dans les conservatoires), en ré et en Mib et la trompette piccolo en Sib (souvent à 4 pistons) pour un registre plus élevé, largement utilisée dans la musique Baroque. Il existe également une multitude de trompette moins usitées : Celles en sol et en fa qui sont assez proches de la trompette piccolo en Sib. Le 4° piston de la trompette piccolo (dit "petite" trompette) servant à atteindre les notes graves de la tessiture de la trompette en descendant généralement d'une quarte.
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Violon.
Le violon est un instrument de musique à cordes frottées. Un violon est constitué de 71 éléments en bois (épicéa, érable, buis, ébène...) collés ou assemblés les uns aux autres. Il possède quatre cordes accordées à la quinte, que l'on frotte avec un archet (sauf pour le pizzicato). La famille du violon inclut également l'alto, le violoncelle et la contrebasse ; le violon est le plus petit de ces instruments et celui offrant la tessiture la plus aiguë.
Le violon est présent dès le début de l'histoire du jazz, puisqu'on le trouve parfois dans des orchestres de Jazz Nouvelle-Orléans. C'est toutefois Joe Venuti, considéré comme « le père du violon jazz »[réf. nécessaire] qui fit émerger cet instrument en tant que soliste, notamment par ses duos avec le guitariste Eddie Lang dans les années 1920/1930. En France, l'un des pionniers du violon dans le jazz est Stéphane Grappelli qui a véritablement montré que le violon pouvait swinger, et est devenu une référence incontestable. « Le violon [...] a fait avec lui une entrée fracassante dans l'univers du jazz. L'apport de Grappelli est absolument unique dans l'histoire du jazz comme dans l'histoire du violon. »[51] Malgré le succès et l'influence qu'a exercée Grappelli, l'importance du violon dans le jazz est toutefois restée assez mineure. Quelques musiciens d'origine Tsigane l'utilisent naturellement, par exemple Elek Bacsik, ou plus récemment Florin Niculescu, qui remporte un beau succès revivaliste, et se pose en héritier de Stéphane Grappelli. Certains musiciens du free jazz en font une utilisation déstructurante, comme par exemple Ornette Coleman, qui n'ayant pas de réelle technique sur l'instrument, l'utilise comme moyen d'instabilité. Noël Akchoté l'utilise de façon bruitiste ou pour ses possibilités de longs glissandi. Dans les années 1970 et avec l'apparition du jazz-rock, Jean-Luc Ponty aura un très grand succès commercial en utilisant un violon amplifié, et divers effets sonores, puis un violon électrique. Des compositeurs comme John McLaughlin, Frank Zappa, ont largement contribué à élargir l'utilisation de cet instrument. Bien que marginal par rapport aux instruments traditionnels du jazz comme le saxophone ou la trompette, il existe aujourd'hui de nombreux instrumentistes de talents, comme Didier Lockwood, Regina Carter... Plus récemment, le jazz contemporain s'est aussi emparé de l'instrument, et l'utilise d'une manière beaucoup plus proche du classique et de la musique contemporaine, en utilisant ses capacités d'expressivité mélodique, et ses possibilités de techniques de jeu étendues, en particulier les harmoniques. On peut citer Dominique Pifarély, Mark Feldman, Régis Huby...
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